Un monde sans cash ni cartes bancaires, sommes-nous prêts ?

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L’argent sous sa forme sonnante et trébuchante est à la base du développement économique de nos sociétés, mais n’est-il pas temps de répondre aux besoins des consommateurs d’aujourd’hui ?

« Le paiement est une étape cruciale dans l’interaction client-marque. Il clôture une transaction et marque une conversion client réussie. Pourtant, malgré leur importance stratégique, les moyens de paiement sont souvent négligés par les retailers. Or, les nouvelles technologies changent radicalement la façon dont nous effectuons nos achats et gérons nos opérations bancaires », précise Noelle Stevens (Trade Marketing Director chez IPG Mediabrands).

Pour y voir plus clair, IPG Mediabrands a sondé 1.000 belges, tous possesseurs d’un smartphone.

L’essor des paiements mobiles et des services bancaires

De nombreux experts du secteur financier estiment que la contribution la plus importante de l’invention du smartphone est celle des applications qui transforment notre téléphone portable en un porte-monnaie, un outil de transfert d’argent et de paiement transparent, permettant une certaine inclusion financière et sans conteste un confort et une rapidité jamais précédemment égalés pour les utilisateurs que nous sommes.

Il est indéniable que l’adoption des paiements mobiles et des services bancaires s’accélère. En effet, 75% des personnes interrogées ont installé une application bancaire sur leur smartphone (Belfius, KBC, ING, BNP Paribas Fortis,…). Les plus jeunes sont encore plus nombreux avec 86%. Une fois installées, ces applications sont d’ailleurs utilisées très régulièrement puisque 62% des répondants l’utilisent au moins une fois par semaine.

Une fois ce premier pas franchi, les consommateurs ne s’arrêtent pas là puisque 44% ont également téléchargé une application de paiement mobile comme Payconiq by Bancontact. Cela dit, les services de paiement comme Google Pay et PayPal ne sont pas en reste puisque 23,4% des 25-34 ans les utilisent déjà (source : BMM).

La plateformisation des applications de paiement est une réalité importante et l’une des conséquences directes de cette plateformisation des paiements mobiles est qu’elle désintermédierait les banques et les sociétés émettrices de cartes de crédit des consommateurs. Au fur et à mesure que les applications de paiement mobile deviennent des portails de services complets, elles prennent le contrôle de l’expérience utilisateur et détournent la relation client que les banques et les sociétés de cartes de crédit possédaient auparavant.

Paiements invisibles, sommes-nous prêts ?

Comme c’est le cas pour de nombreuses grandes inventions humaines, la commodité est l’un des principaux moteurs des innovations en matière de paiement, et tout au long de l’histoire, les paiements ont toujours été conçus pour devenir de plus en plus simples et rapides.

Et visiblement, cette règle reste plus que jamais d’actualité. En effet, 41% de notre panel considèrent que les nouveaux moyens paiement par reconnaissance faciale, wearbales ou encore par voice par exemple, remplaceront nos cartes bancaires d’ici une dizaine d’années. Ils sont mêmes 59% à le croire, parmi les CEO et directeurs interrogés.

« Néanmoins, il reste encore un réel travail d’éducation à mener à ce sujet, puisque seuls 14% sont prêts à utiliser, dans le future, les modes de paiement par reconnaissance faciale et 12% par wearbales », ajoute Noelle Stevens.

Les paiements par empreinte digitale semblent séduire davantage avec 29% des répondants prêts à l’utiliser prochainement.

Alors, allons-nous démultiplier nos moyens de paiements ?

La réponse est sans conteste, oui.

Les résultats de notre enquête le montrent. De plus, selon un rapport publié par Worldline en juin dernier, plus d’un milliard de transactions électroniques avaient déjà été traitées en Belgique sur les premiers mois de cette année. Cela représentait une augmentation de 12% par rapport à l’année précédente et sur la même période.

Les paiements sans contact (Near Field Contact) représentaient 7% de l’ensemble des transactions et les achats en ligne 105 millions de transactions (+30% par rapport à 2018).

La carte et le smartphone s’imposent de plus en plus au détriment du cash et ce, pour des montants inférieurs à 5 euros (+18%).

Les (e)commerçants, sont-ils prêts ? Certainement pas, mais les différentes fédérations du commerce encouragent de plus en plus les commerçants à adopter ces nouveaux moyens de paiements au travers de différentes actions.